Pédagogie

Enfants Dys : quelles options pour une scolarité adaptée?

Les troubles spécifiques des apprentissages, couramment regroupés sous la dénomination « Dys », ne doivent pas être confondus avec les difficultés scolaires transitoires. Selon l’INSERM, ils concerneraient entre 5 et 7% des enfants en âge scolaire. A des degrés divers, ils requièrent des adaptations au cas par cas en matière de scolarité et de parcours d’apprentissage.

 

Les troubles Dys revêtent une grande diversité

Le préfixe « Dys » désigne des difficultés de mise en place et de fonctionnement, s’appliquant dans un domaine bien spécifique d’apprentissage. Parmi ces troubles, la classification internationale distingue :

  • le trouble spécifique des apprentissages avec déficit en lecture : dyslexie,
  • le trouble spécifique des apprentissages avec déficit de l’expression écrite : dysorthographie,
  • le trouble spécifique des apprentissages avec déficit du calcul : dyscalculie,
  • le trouble du langage oral : dysphasie,
  • le trouble développemental de la coordination : dyspraxie, incluant certaine forme de dysgraphie (trouble de l’écriture).

Enfin, les déficits de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH ou TDA) sont également fréquemment associés aux troubles Dys.

Ces troubles se caractérisent par leur caractère structurel et durable, ils affectent la vie quotidienne de l’enfant, à l’école comme à la maison. De plus, il faut souligner que l’association de plusieurs de ces troubles (deux ou plus) est fréquente chez un même enfant.

 

Les aménagements du cadre scolaire

L’identification des enfants présentant ce type de difficulté s’effectue souvent via les parents, les enseignants et le médecin ou le psychologue scolaire. A ce stade, il est possible de demander à bénéficier d’un Plan d’accompagnement personnalisé (PAP) : il s’agit d’ajustements simples, relatifs à la manière dont sera effectué l’enseignement. Ce plan est co-construit par l’équipe éducative, en concertation avec la famille et les professionnels chargés du suivi médical. Le PAP est ensuite mis en œuvre par le ou les enseignants de l’élève. Au collège et au lycée, c’est le professeur principal qui est chargé de sa coordination.

Dans les cas les plus sévères, et à condition que l’élève Dys soit reconnu handicapé par la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), il a également droit, en plus des aménagements proposés dans le PAP, à d’autres aides via le Projet personnalisé de scolarisation (PPS). Celui-ci peut prévoir par exemple  la présence d’un Accompagnant d’élève en situation de handicap (AESH) et le prêt de matériel informatique notamment.

 

Le choix d’une scolarisation personnalisée, à domicile

Des dispositifs de maintien de l’élève atteint de troubles Dys dans son établissement scolaire de quartier existent donc mais ils se heurtent au manque de moyens de l’Education Nationale. D’où un écart important entre les ambitions et la réalité constatée sur le terrain par les associations de parents[1].

Comment faire les bons choix pour aider l’élève en souffrance ? Le plus important est de construire un parcours personnalisé et adapté à l’enfant, afin de maintenir sa confiance en lui et ses capacités de progression. De par sa souplesse, l’enseignement à distance représente donc une option très intéressante pour les enfants Dys.

La méthode et les contenus proposés par le Cours Sainte-Anne conviennent bien aux enfants qui connaissent ces difficultés parce qu’il leur est possible de travailler à leur rythme, de revoir les éléments à apprendre autant de fois que nécessaire sans avoir la pression de « prendre du retard », et même éventuellement d’être sur des niveaux de classe différents selon les matières. Par ailleurs il est prévu d’intégrer les notions étape par étape, dans une décomposition qui fait appel à la logique, selon une méthode explicite, la complexité progressant de manière adaptée.

Le caractère « sur-mesure » est l’une des grandes forces du Cours Sainte-Anne, associé à une très grande proximité entre équipe pédagogique, élèves et familles. Ce climat de coopération avec l’institution scolaire est un facteur primordial de réussite de l’enfant atteint de troubles Dys, comme l’atteste l’expérience de nombreuses familles.

Retouvez le témoignage de Noah :

https://cours-sainteanne.fr/actualites/1701-un-enfant-dys-peut-tout-a-fait-franchir-les-obstacles-aisement/

[1] https://www.ffdys.com/  https://www.apedys.org/

 

 

 

 

 

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