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Nos traditions : la bûche de Noël

Au repas de Noël, il est coutume de servir en dessert le traditionnel gâteau, souvent glacé, portant le nom de « bûche ».
Quels qu’en soient la consistance et le goût, elle garde généralement la forme d’un rondin de bois. Autrefois, l’on s’en doute, elle désignait le tronc d’arbre lui-même, de chêne ou d’hêtre, déposé dans l’âtre.
 
Au cœur de l’hiver, il est tout naturel qu’on mette en honneur, le 25 décembre, le morceau de bois sec et résineux qui promet de chauds rayonnements. Mais cette coutume était à l’origine un impôt en nature, payé au seigneur par son vassal. A Noël, on apportait du bois ; à Pâques, des œufs ou des agneaux ; à l’Assomption, du blé ; à la Toussaint, du vin ou de l’huile. La grosse bûche devait, suivant la tradition, durer pendant les trois jours de fêtes, répandant chaleur et lumière au sein du foyer familial.
 
La veille de Noël, à la dernière heure du jour, les chrétiens avaient grand soin d’éteindre leurs foyers, puis allaient en foule allumer des brandons à la lampe qui seule brûlait dans l’église. Un prêtre bénissait alors les flambeaux, et les villageois rapportaient ainsi dans leurs foyers la lumière de l’église. Le père de famille, accompagné de ses enfants et de ses serviteurs, allait à l’endroit du logis où, l’année précédente, ils avaient mis en réserve les restes de la bûche. Ils apportaient solennellement ces tisons ; l’aïeul les déposait dans le foyer et tout le monde se mettant à genoux, récitait le Notre Père, tandis que deux forts garçons apportaient la bûche nouvelle.
 
Partout, même dans les plus humbles chaumières, on veillait autour de larges foyers où flambait la souche, avec ses bosses et ses creux, avec ses lierres et ses mousses. La porte restait grande ouverte aux malheureux qui venaient demander un gîte pour la nuit. Une bonne vieille grand-mère contait des histoires qu’elle interrompait seulement pour frapper la bûche avec sa pelle à feu et en faire jaillir le plus possible d’étincelles, en disant : « Bonne année, bonnes récoltes, autant de gerbes et de gerbillons ».
 
Si les cheminées ont bien souvent disparu de nos maisons, et que l’entremets a remplacé de longues veillées chaleureuses hivernales, la bûche de Noël reste une tradition forte de symbole, et précieuse à garder.
 
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